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Roméo et Juliette, Op. 17 / Part 1 : Berlioz: Roméo et Juliette, Op. 17 / Part 1: Strophes 1 & 2: "Premiers transports""Heureux enfants"
Lyrics
Premiers transports que nul n'oublie !
Premiers aveux, premiers serments
De deux amants
Sous les étoiles d'Italie ;
Dans cet air chaud et sans zéphyrs
Que l'oranger au loin parfume,
Où se consume
Le rossignol en longs soupirs !
Quel art, dans sa langue choisie,
Rendrait vos célestes appas ?
Premier amour, n'êtes-vous pas
Plus haut que toute poésie ?
Ou ne seriez-vous point, dans notre exil mortel,
Cette poésie elle-même,
Dont Shakespeare lui seul eut le secret suprême
Et qu'il remporta dans le ciel ?/... dans le ciel !
Heureux enfants aux cœurs de flamme !
Liés d'amour par le hasard
D'un seul regard,
Vivant tous deux d'une seule âme,
Cachez-le bien sous l'ombre en fleurs,
Ce feu divin qui vous embrase,
Si pure extase
Que ses paroles sont des pleurs !
Quel roi de vos chastes délires
Croirait égaler les transports ?
Heureux enfants !... et quels trésors
Paieraient un seul de vos sourires !
Ah ! savourez longtemps cette coupe de miel,
Plus suave que les calices
Où les anges de Dieu, jaloux de vos délices,
Puisent le bonheur dans le ciel !/... dans le ciel !
Premiers aveux, premiers serments
De deux amants
Sous les étoiles d'Italie ;
Dans cet air chaud et sans zéphyrs
Que l'oranger au loin parfume,
Où se consume
Le rossignol en longs soupirs !
Quel art, dans sa langue choisie,
Rendrait vos célestes appas ?
Premier amour, n'êtes-vous pas
Plus haut que toute poésie ?
Ou ne seriez-vous point, dans notre exil mortel,
Cette poésie elle-même,
Dont Shakespeare lui seul eut le secret suprême
Et qu'il remporta dans le ciel ?/... dans le ciel !
Heureux enfants aux cœurs de flamme !
Liés d'amour par le hasard
D'un seul regard,
Vivant tous deux d'une seule âme,
Cachez-le bien sous l'ombre en fleurs,
Ce feu divin qui vous embrase,
Si pure extase
Que ses paroles sont des pleurs !
Quel roi de vos chastes délires
Croirait égaler les transports ?
Heureux enfants !... et quels trésors
Paieraient un seul de vos sourires !
Ah ! savourez longtemps cette coupe de miel,
Plus suave que les calices
Où les anges de Dieu, jaloux de vos délices,
Puisent le bonheur dans le ciel !/... dans le ciel !